A la découverte des campagnes italiennes avec les « drapeaux oranges » du Touring Club

L’été approche et peut-être que, comme moi, vous espérez très fort pouvoir traverser les frontières dans les prochains mois pour aller bronzer en Italie… Si vous connaissez les principales destinations touristiques du pays (ou même si vous n’y avez jamais mis les pieds), vous êtes peut-être à la recherche de nouvelles idées pour passer des vacances originales dans le Bel Paese. Amoureuse des campagnes et des petits villages, je ne peux que vous conseiller de vous éloigner des côtes pour aller découvrir l’arrière-pays et les montagnes. Je vous présente aujourd’hui 7 villages labellisés « bandiera arancione » du nord au sud de l’Italie, qui sauront ravir vos envies d’évasion.

  • Castelvetro di Modena en Émilie-Romagne
  • Avigliana, Orta et Mergozzo dans le Piémont
  • Nemi dans le Lazio
  • Zungoli en Campanie
  • Alberobello dans les Pouilles
Qu’est-ce qu’une « bandiera arancione » (drapeau orange) ?

La « bandiera arancione » (drapeau ou bannière orange en français) est un label touristique mis en place à partir de 1998 par le Touring Club italien, une association influente dans le domaine touristique.

Pour obtenir le label, une commune doit respecter deux conditions de départ : avoir moins de 15 000 habitants et ne pas être située en bord de mer. Ensuite, elle doit démontrer qu’elle possède un centre historique bien conservé et bien entretenu, qu’elle dispose de structures d’hébergements et de restauration de qualité pour accueillir les touristes, et qu’elle est engagée dans une démarche de préservation de l’environnement. Les villes et villages labellisés portent également un vrai projet de développement touristique et s’engagent à améliorer encore leur offre de services.

La bannière orange est donc un label de qualité qui récompense des communes prenant soin de leur patrimoine et de l’environnement, et capables d’accueillir des touristes dans de bonnes conditions. Ce sont des endroits dans lesquels vous pouvez vous arrêter les yeux fermés : vous y trouverez de quoi manger, dormir et vous pourrez admirer de jolies choses. Que vous ayez envie de découvrir le nord, le centre, le sud du pays ou les îles, il y en a pour tous les goûts. La liste complète est disponible sur le site dédié (en italien) avec un descriptif des villages. Voici également la liste par régions.

Liste des villages labellisés « Drapeaux Oranges » – image issue du site bandierearancioni.it

Au détour de mes déplacements en Italie pendant mon doctorat, je suis passée dans plusieurs bandiere arancioni, parfois pour une nuit, parfois le temps d’un déjeuner ou pour une excursion. Je n’y suis pas restée longtemps, mais assez pour me convaincre que ce label était un vrai gage de qualité ! Et si vous ne me croyez pas sur paroles, laissez-vous porter dans les sept villages que j’ai sélectionnés pour vous… et vous serez peut-être conquis !

1/ Mon préféré : Castelvetro di Modena

Au retour d’un séjour de plusieurs mois en Irpinia, j’ai décidé de m’arrêter à mi-chemin en Émilie-Romagne, dans la petite bourgade de Castelvetro di Modena, pour une nuit. J’avais repéré ce village sur le site des Bandiere Arancioniet j’avoue que j’avais envie de « tester » l’hospitalité d’un village portant ce label. Je ne fus pas déçue ! Même après en avoir découvert d’autres, celui-ci reste mon préféré.

place entourée de bâtiments en briques, un réverbère au premier plan. On voit aussi une large terrasse avec des parasols rouges.
La place de l’église à Castelvetro di Modena

J’avais réservé ma chambre pour la nuit au B&B Aldina Pane e Burro : une maison de famille, plutôt moderne, qui a été transformée par la gérante qui en a hérité en un ensemble de chambres partageant deux salles de bain et des espaces communs comme la cuisine et le séjour – une ambiance de grande coloc. Je garde un excellent souvenir du petit déjeuner à base de tartes et gâteaux faits maisons, mais surtout de la très belle table qui avait été dressée de bon matin. J’y retournerais sans hésiter !

Après avoir posé mes affaires dans la chambre et fait une micro-sieste (j’avais quand même conduit plus de 6 heures), je suis partie à la découverte du village. J’aime profondément l’architecture de briques de l’Émilie-Romagne, ces couleurs chaudes entre le rouge et l’orange des façades, sublimées par le soleil des fins de journée. 

Depuis le bas du village, qui s’est développé autour de la route principale, on voit en hauteur le centre historique qui veille au-dessus des vignes – une très belle carte postale pour commencer la balade. Puis en montant un peu, une haie d’arbres bien taillé nous guide jusqu’au bourg, minuscule, qui s’étend sur deux places et cinq rues à peine. Les façades sont peintes dans des tons jaunes, oranges, roses, avec des volets gris. Il règne une harmonie parfaite. Les monuments, quant à eux, arborent leurs plus belles briques : l’église, la tour de l’horloge, le château, la mairie. 

Pour mon repas, j’ai choisi la terrasse de l’Église Cafè… où j’ai dégusté une planche de fromages, confitures et tigelle (sorte de pains typiques des environs de Modène) accompagnée d’un délicieux verre de Lambrusco, que demander de plus ? Je suis repartie le lendemain, le sourire aux lèvres, pour les 7h de route restantes qui me ramèneraient à la maison, en France !

Pour prolonger le séjour : penser aux villes moyennes d’Émilie-Romagne, notamment Parme, Forlì, Reggio Emilia, Modena – pour leurs jolies façades et leurs musées.

2/ Avigliana, un dernier arrêt avant la France

Restons dans le nord de l’Italie, direction le Piémont. C’est une région que je connais très peu, et je ne voudrais surtout pas faire d’ombre aux super blogueuses Ciccia&Cerva, mais je suis passée dans quelques petits villages très charmants qui méritent qu’on s’y attarde. J’ai aussi découvert Avigliana sur le chemin du retour après un séjour dans le sud de l’Italie… le passage de la frontière, en direction de la France, est toujours un moment un peu triste pour moi, alors j’avais décidé de faire un tour dans ce village pour retarder de quelques heures mon retour à la maison.

place pavée, deux immeubles anciens avec des arcades
Les arcades d’Avigliana

Ce village du Piémont est juste à côté de l’autoroute, à environ 70km du tunnel du Fréjus. Par conséquent, c’est une bonne alternative aux sandwichs de l’Autogrill lorsque vous êtes en voyage dans le coin. D’une part, vous pourrez manger un vrai repas dans l’un des restaurants ou bars du village et d’autre part, vous pourrez vous dégourdir les jambes dans un cadre très agréable, entouré de vieilles pierres et de jolies vues sur les Alpes. 

Le mieux est de se garer en bas du centre historique, sur l’un des parkings du Corso Laghi par exemple, puis de suivre les petites rues pavées jusqu’à la place principale.  En montant la rue Umberto I, on découvre la tour de l’horloge, élancée, presque vertigineuse, avant de passer devant l’église SS. Giovanni e Pietro. 

groupe d'amis attablé à la terrasse d'un café, abrité sous des arcades, les chaises sont dépareillées et une plante grimpe sur le mur à droite.
Terrasses à l’abri pour les jours d’intempérie

On arrive finalement sur la grande Piazza Conte Rosso. Elle est bordée de beaux palazzi avec des arcades au rez-de-chaussée, qui abritent plusieurs restaurants destinés à ravir vos papilles. Je me souviens avoir très bien mangé au Brodo di Guggiole, même si je n’ai plus aucune idée du menu (haha !). De la place, on voit les ruines du château d’Avigliana qui culmine encore un peu plus haut : les plus courageux pourront y grimper pour une petite balade digestive ! 

Si vous restez un peu plus longtemps, penser aux lacs d’Avigliana pour un moment de détente au bord de l’eau.

3/ Orta San Giulio : prisé mais sympa

Toujours dans le Piémont mais de l’autre côté, Orta San Giulio est aussi une bandiera arancione. On troque l’ambiance alpine d’Avigliana pour une atmosphère quasi balnéaire. Si en juillet 2019 à Avigliana, j’avais pu profiter d’une découverte du village quasi désert, ici en août 2020 c’était la cohue ! 

Cette fois, il ne vous faudra pas grimper pour atteindre le centre-ville, mais descendre, une fois n’est pas coutume ! Après plusieurs volées d’escaliers, vous découvrirez une première placette avec son église, dédiée à San Rocco. Le mur à votre droite attire de nombreux regards : il semblerait qu’on puisse y voir le visage du célèbre Padre Pio sur l’enduit de la façade, une apparition comme il en surgit par-ci par-là en Italie. 

ponton en bois au bord du lac d'Orta, petit chemin en pierre, quelques vêtements de baigneurs posés en vrac sur la berge
Les bords du lac d’Orta

De là, on peut aller vers la gauche ou vers la droite. Le chemin de droite vous conduira au bout de quelques minutes aux berges étroites du lac d’Orta. Les habitués étendent leurs serviettes et se baignent ici-même, occupant tous les micro-espaces possibles. Le petit chemin se poursuit assez longtemps, mais il vous faudra ensuite revenir sur vos pas.

Si au contraire on se dirige vers la gauche, la ruelle étroite débouche ensuite sur la place principale d’Orta, qui fait également office de port. Gros coup de cœur pour le bâtiment aux murs peints avec ses arcades au rez-de-chaussée : il Broletto. Impossible aussi de ne pas m’émerveiller devant le grand hôtel, l’Albergo Orta, qui vient fermer la place vers le sud. Le bâtiment est immense mais aussi complétement à l’abandon… et pourtant, il y aurait sans doute un fort potentiel à le remettre en état ! A voir aussi, non loin de la place, l’église de Santa Maria Assunta, avec sa façade jaune éclatante. 

bâtiment à un étage au milieu d'une place, un petit clocher au-dessus, des arcades au rez-de-chaussée
Il Broletto
façades blanches au-dessus de l'eau, une grue à l'arrière
L’île San Giulio

Si vous cherchez le calme vous vous direz peut-être que vous n’êtes pas au bon endroit, et pourtant, il vous suffit pour quelques euros de monter sur l’un des bateaux de la Piazza Motta et rejoindre, en moins de dix minutes, l’île de San Giulio. Des religieuses y résideraient cloîtrées, c’est-à-dire sans aucun contact avec l’extérieur. L’île se visite tout de même ; elle est connue pour sa « via del silenzio », un parcours ponctué de citations (en quatre langues) sur les vertus du silence, qui invite à la méditation.

4/ Mergozzo et son lac sauvage

A 26 kilomètres seulement d’Orta se trouve le village de Mergozzo, et son lac du même nom. C’est aussi, bien sûr, une bandiera arancione. Lovée entre plusieurs montagnes, Mergozzo paraît se réfugier dans son petit cocon, à l’abri de l’agitation et du panache des rives du lac Majeur.

Avant de découvrir le rivage, je me suis promenée dans les ruelles qui montent et qui descendent. J’ai beaucoup apprécié l’église Santa Maria Assunta, et son cloître qui dévoile une série de belles fresques anciennes formant un chemin de croix.

La place du village s’organise au bord du lac. C’était un matin tôt, après un impressionnant orage, mais déjà certains locaux arrivaient avec serviettes et maillots de bain pour faire un tour en bateau ou un petit plongeon. J’ai marché un peu au bord du lac, à l’aspect plus sauvage que ses voisins. D’ailleurs, la plage La Quartina est en herbe, quelques cygnes s’y reposaient, non loin des enfants qui jouaient au bord de l’eau. Le long du chemin, plusieurs terrasses en escaliers invitent à la pause et à la contemplation des eaux foncées du lac. 

Avant de partir, petit arrêt à la boulangerie « Al Vecchio Fornaio » pour goûter (et emporter) un petit sachet de « fugascine », petits sablés typiques de Mergozzo. Un moyen de prolonger le voyage pendant quelques jours !

chemin de croix en fresques abrité par les arches du cloître
Il Porticato delle Cappelle et son chemin de croix en fresques
5/ Nemi, des Romains et des fraises

J’ai le souvenir de beaucoup de nids de poule entre l’autoroute et les derniers virages avant d’arriver à Nemi, mais au final, je n’ai pas regretté le détour ! C’est un village perché comme on en voit beaucoup dans les Appenins, avec des ruelles qui s’échelonnent les unes au-dessus des autres, et qui offrent de grandes vues sur le paysage. Au bout de la rue principale, en passant sous une arcade, on accède notamment à un large belvédère. 

On découvre alors que Nemi surplombe un lac, presque circulaire, très en contrebas. Il porte tout simplement le nom de « lago di Nemi » et son histoire est singulière : deux grands bateaux qu’avaient fait construire l’empereur Caligula y ont été coulés à l’Antiquité et il a fallu attendre le XIXe siècle pour qu’on puisse retrouver leur trace. Entre 1928 et 1932, le niveau du lac fut abaissé pour permettre les fouilles : les deux bateaux ont été sortis de l’eau, restaurés et exposés dans un musée construit exprès sur les bords du lac. Malheureusement, en 1944, un incendie a détruit une grande partie des navires et du musée qui les abritait ; une partie est toujours visitable néanmoins. 

Je ne suis pas descendue au bord du lac, mais j’ai eu tout le loisir de l’observer depuis la terrasse du restaurant Santi e Briganti. On y entre depuis le Corso Vittorio Emmanuele et on peut manger sur l’étroit balcon qui donne de l’autre côté sur le panorama. Il faut savoir qu’une des spécialités de Nemi est la fraise – petite, du genre fraise des bois. Après un primo piatto, c’est donc tout naturellement que je me suis laissée tentée par un tiramisù aux fraises !

6/ Zungoli : première bandiera arancione d’Irpinia

La labellisation de ce village au nom étrange a été une petite victoire pour la Province d’Avellino (ou Irpinia, petit coin d’Italie du sud dont je vous ai parlé déjà ici et ), qui voyait ainsi pour la première fois, le fameux drapeau orange récompenser le travail d’une de ses communes. 

chateau en pierre avec des tours rondes aux angles
Le château des Susanna à Zungoli

Lorsque vous arrivez à Zungoli, un pont de pierre sépare la partie récente de la partie ancienne du village. Une ambiance un peu à la game of thrones, avec le château bien en vue et un poil austère en arrière-plan. Je vous conseille de garer la voiture pour profiter du reste de la promenade à pied, car j’ai le souvenir de ce village comme un véritable labyrinthe de ruelles étroites, avec des escaliers, dans laquelle je n’aurais pas aimé me retrouver au volant ! 

Le château de Zungoli, ou Castello dei Susanna, est de propriété privée et ne se visite qu’occasionnellement. Il faudra donc vous contenter de l’admirer de l’extérieur. Il est imposant avec son entrée en rampe raide et ses tours d’angle, mais ses petites fenêtres montrent qu’il a pris avec le temps une fonction pus résidentielle que défensive. 

Depuis la place devant le château, osez vous perdre dans les ruelles du village. De toutes façons, il n’est pas très grand, vous reviendrez tôt ou tard sur vos pas. J’aime le côté très pittoresque de ce bourg. Si comme moi vous aimez tout ce qui porte la marque du temps (en d’autres termes, « les ruines » haha), vous serez ravis. Entre vieilles portes et enseignes vintage, vous trouverez votre bonheur. Des petites pancartes avec des QRcodes permettent d’obtenir des informations sur certains bâtiments remarquables. Guettez entre les maisons, certaines vues sont très jolies sur les campagnes alentours.

A noter, Zungoli fait partie de ces communes qui ont proposé plusieurs maisons du centre-ville à 1 euros afin d’attirer des investisseurs et de réhabiliter une partie de son patrimoine ! 

7/ Alberobello, le dépaysement !

Pour ce dernier arrêt, il faut que je replonge dans des souvenirs un peu plus lointains. J’ai visité ce village bien avant de savoir ce qu’était une bandiera arancione, lorsque j’étais encore une jeune et insouciante étudiante en année Erasmus à Naples. Un voyage avait été organisé par une association d’étudiants pour nous emmener visiter les Pouilles – ce fut une découverte incroyable.

Nous avions passé une demi-journée à Alberobello. Bien sûr, ce lieu m’a marquée – on s’y sent comme transporté dans un autre monde, dans une autre époque. On se reconnecte à la réalité dans certaines rues qui sont devenues très touristiques. Il faut dire que c’est sans doute, avec San Gimignano en Toscane, l’un des villages labellisés les plus connus en Italie. En effet, je pense que l’image de ces petites maisons blanches aux toits de pierre vous est familière, vous en avez probablement déjà vu passer de semblables sur quelques comptes Instagram ou dans des magazines de voyage. 

Ces habitations absolument singulières sont appelés les trulli (au singulier, trullo). Si l’on pourrait penser qu’il s’agit de très vieilles architectures, elles seraient plutôt apparues au XIXe siècle. Ces constructions sont principalement en pierres, avec des espaces intérieurs voûtés. Elles comportent des murs épais et très peu d’ouvertures, ce qui leur permet de maintenir une température plutôt constante toute l’année, protégeant à la fois du froid en hiver et du chaud en été. Leurs dimensions réduites révèlent que leurs habitants étaient plutôt modestes. 

église reprenant les codes architecturaux des trulli
L’église Sant’Antonio di Padova

Malgré le tourisme et la transformation de nombreux trulli en restaurants ou boutiques, il reste encore des personnes qui semblent y vivre toute l’année (des améliorations ont alors sans doute été apportées pour plus de confort) et des rues très paisibles dans lequel vous prendrez plaisir à faire de jolies photographies d’architecture, sans aucun touriste à la veste criarde pour gâcher le cliché. Petit coup de cœur aussi pour l’église Sant’Antonio di Padova qui reprend le principe du trullo pour une déclinaison « monumentale » du concept. 

Mon conseil « food » si vous avez un petit creux : testez le pasticciotto, un petit gâteau fourré à différents parfums que vous trouverez dans les pâtisseries des Pouilles. 

En résumé …

Parmi la liste des bandiere arancioni, vous trouverez des villages plus prisés et d’autres plus perdus, mais j’ai quand même l’impression qu’il y a beaucoup plus de villages appartenant à la seconde catégorie. Ce label est en tout cas un coup de projecteur, un moyen de se faire connaître, pour de nombreuses communes rurales qui misent sur le tourisme afin de redynamiser leur économie. Le drapeau orange récompense généralement le travail conjoint des élus locaux, des particuliers et des associations locales pour construire et mettre en œuvre une stratégie touristique. Un challenge qui n’est pas des plus simples. 

mur de pierre et sa porte, un panneau interdit de stationner délavé est accroché à la façade
Une façade de Zungoli

Ces villages reflètent aussi la diversité des territoires italiens, de leurs architectures et de leurs paysages, des climats variés qui traversent le pays. Choisir les bandiere arancioni pour une soirée étape ou comme point de départ d’un séjour plus long, c’est un bon moyen de partir à la découverte des campagnes italiennes tout en ayant l’assurance d’y trouver toutes les commodités de base (un hôtel, un restaurant, une épicerie etc.). C’est aussi l’occasion de se dépayser tout en participant à la renaissance de territoires peut-être reculés mais bien vivants ! Un moyen de « bien » dépenser son argent. Alors, vous hésitez encore ? 

Vous avez déjà visité des villages labellisés bandiere arancioni ? Partagez votre expérience en commentaire !

Balade bucolique dans la vallée de l’Ornain

En mai, je participe pour la première fois au rendez-vous #EnFranceAussi. Chaque mois, les blogueurs qui le souhaitent peuvent écrire un article sur un thème donné et qui met à l’honneur une destination française. Virginie, du blog Les Aventures d’Arthur et Thibaut a proposé le thème « se la couler douce » pour le mois de mai. Pour moi, cela évoque l’eau (qui peut couler doucement) et la détente. Alors je vous emmène à la découverte des villages des bords de l’Ornain, véritables havres de paix. 

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Tout plaquer et aller vivre en Meuse

Mes premières impressions sur ce petit coin de Lorraine.
Après ma thèse, j’avais envie de partir travailler ailleurs. J’avais envie de m’installer dans un endroit que je ne connaissais pas et d’avoir la chance d’apprendre à le connaître, comme j’avais fait avec l’Irpinia quelques années plus tôt. A grands coups de CV envoyés aux quatre coins de l’Hexagone, voilà qu’un beau jour de novembre, on m’annonce que je suis embauchée à Ligny-en-Barrois. Je ne vais pas vous mentir, le mois de décembre a été pleins de remises en question : « Ok, Lucie, c’était sympa de se projeter dans n’importe quel coin perdu de France, mais cette fois, c’est pour de vrai, tu pars t’installer dans la Meuse le mois prochain ! » Quitter mes amis et mes habitudes grenobloises, ce n’était pas une mince affaire. Mais après 3 mois en Lorraine, je peux vous le dire, je ne regrette rien !

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Un train nommé espoir : petite histoire de la ligne Avellino – Rocchetta Sant’Antonio

Vendredi 3 novembre 2017, 15h37. J’arrive enfin à la gare de Calitri, un bâtiment à l’aspect abandonné, caché entre de grands hangars industriels. Je gare ma voiture, je regarde l’heure ; c’est bon, je suis arrivée à temps. Je contourne l’édifice et me rend sur le quai. Je suis seule, il est encore tôt. Il fait froid et je mets mes mains dans mes poches ; l’hiver pointe déjà le bout de son nez en haute Irpinia. Pourtant, je ne louperais ce moment pour rien au monde. Aujourd’hui, le train qui n’a pas sifflé depuis longtemps est remis en circulation. La première course d’une longue série qui annonce la reprise progressive du trafic, à des fins touristiques, sur la ligne Avellino-Rocchetta Sant’Antonio. 

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5 choses qui me manqueront de Grenoble

Je ne sais pas si l’on peut dire que Grenoble est un petit point sur la carte, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas une image très positive dans l’imaginaire collectif de ceux qui n’y habitent pas. Quand j’y suis arrivée il y a quatre ans, un covoitureur m’a même dit : « si tu n’aimes pas le ski, tu vas tellement t’ennuyer à Grenoble que tu pourras finir ta thèse en 2 ans ! » [NB : une thèse dure au moins 3 ans]. Si on la désigne parfois comme le « Chicago » français à cause de la délinquance (et de la chanson de Calogero !), il ne faut pas s’arrêter à la lecture des faits divers (sinon, effectivement, on part en courant haha). Perso, j’ai beaucoup aimé cette ville, j’y ai fait de très belles rencontres et j’avais envie de partager avec vous quelques-unes des choses qui me manqueront le plus de la « capitale des Alpes ».

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L’Irpinia, le visage rural de la Campanie

La Campanie est une région italienne qui a su depuis longtemps gagner le cœur des voyageurs. Les sites archéologiques majeurs comme Pompei, Herculanum ou encore Paestum, les paysages enchanteurs de la côte amalfitaine et de Capri, sans oublier la métropole envoûtante de Naples, il y a de quoi s’émerveiller à chaque coin de rue. Toutefois, la « face B » de cette région reste largement méconnue, alors pourtant qu’elle n’est pas en reste pour ce qui est du patrimoine et des paysages ! Tout en contraste avec la métropole napolitaine, laissez-vous guider aujourd’hui à la découverte de la verte Irpinia, vous pourriez être agréablement surpris.

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Besançon, petit bijou d’architecture franc-comtois

Pendant très longtemps, Besançon était pour moi la ville dans laquelle, quelques fois par an, nous allions avec mes parents faire les magasins, en particulier pour les fournitures scolaires (ce moment exaltant !), dans l’hypermarché Géant avec pause déjeuner à la Croissanterie. La seule vision de la ville que j’avais était donc une traversée rapide en voiture par les grands axes, longeant tout de même la citadelle, jusqu’à la zone commerciale de Châteaufarine. Ce n’est que depuis quelques années que j’ai commencé à fréquenter le centre-ville, et en 2020, j’ai voulu jouer les guides pour des amis – ce qui m’a obligé à approfondir ma connaissance de cette petite cité franc-comtoise !

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