5 choses qui me manqueront de Grenoble

Je ne sais pas si l’on peut dire que Grenoble est un petit point sur la carte, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas une image très positive dans l’imaginaire collectif de ceux qui n’y habitent pas. Quand j’y suis arrivée il y a quatre ans, un covoitureur m’a même dit : « si tu n’aimes pas le ski, tu vas tellement t’ennuyer à Grenoble que tu pourras finir ta thèse en 2 ans ! » [NB : une thèse dure au moins 3 ans]. Si on la désigne parfois comme le « Chicago » français à cause de la délinquance (et de la chanson de Calogero !), il ne faut pas s’arrêter à la lecture des faits divers (sinon, effectivement, on part en courant haha). Perso, j’ai beaucoup aimé cette ville, j’y ai fait de très belles rencontres et j’avais envie de partager avec vous quelques-unes des choses qui me manqueront le plus de la « capitale des Alpes ».

1.   Le marché de l’Estacade

C’est sûrement un de mes lieux préférés de la ville, un de mes rendez-vous hebdomadaires incontournables… Le marché de l’Estacade est un marché alimentaire qui prend place sous le pont ferroviaire longeant l’avenue de Vizille : on fait donc ses emplettes sous les rails du train ! A partir du vendredi, les étals se poursuivent sur la rue Joseph Rey avec les stands de producteurs de la région. 

J’habitais dans le quartier Europôle, j’étais donc à une dizaine de minutes du marché et j’y allais chaque week-end m’approvisionner en produits frais, locaux et de saison. Si je ne faisais pas particulièrement attention à ces critères auparavant, j’ai pris plaisir au fil des saisons à adapter mon alimentation en fonction de ce que je trouvais sur les étalages. Je n’avais besoin ensuite que d’un petit passage en supérette pour compléter mes achats avec quelques produits non frais (les pâtes, les produits de beauté, etc.).

L’Estacade, côté producteur… petit cliché pris lorsque j’y suis enfin retournée après les 2 mois de confinement ce printemps !

Mais, au-delà de l’aspect alimentaire, le marché est aussi un lieu de sociabilité. Les commerçants, leur bagout et leur bonne humeur, rendent la balade agréable. Camille le boucher et Gégé le vendeur de pâtes italiennes s’envoient des vannes par camion interposé, amusant ainsi les clients qui attendent d’être servis ! Flâner à l’Estacade le samedi ou le dimanche matin, c’est aussi la promesse de tomber sur quelques copains et, pourquoi pas, de s’arrêter prendre un café dans un des petits troquets bordant les rues. 

2.   Les pistes cyclables

Si je faisais un peu de VTT en étant ado, c’est à Grenoble que j’ai retrouvé le goût de faire du vélo. D’abord pour aller au travail, car tous les collègues ou presque avaient adopté ce mode de déplacement au quotidien, et il est vrai que la ville est vraiment adaptée au « vélotaf » comme on dit dans le jargon. C’est plat, et de nouvelles pistes cyclables fleurissent chaque année ; elles sont bien indiquées et balisées, avec leur marquage coloré ; je m’y sentais vraiment en sécurité et, mine de rien, ça entretient les mollets.

Ma piste cyclable quotidienne entre chez moi et l’école d’architecture !

Le vélo est une vraie religion à Grenoble, et les « vrais » ne se limitent pas au vélotaf, ils partent en excursion le weekend pour tutoyer les sommets ! Loin d’être arrivée à ce niveau, j’ai apprécié aussi faire quelques sorties vélos dans les environs de Grenoble … car même en dehors de l’agglomération, il y a des itinéraires sympas à explorer, notamment la voie verte qui relie Chambéry à Valence ! Petit coup de cœur pour les bords du Drac/de l’Isère qui sont vraiment un petit havre de paix entre rochers et rivière, à deux coups de pédale de la ville.

Les bords de l’Isère à Sassenage, à quelques kilomètres de Grenoble
3.   Randonner aux portes de la ville

Dans la continuité du paragraphe précédent, une des choses qui participent de la qualité de vie à Grenoble est sa position privilégiée, entre trois massifs montagneux, qui donne la possibilité de se retrouver en pleine nature à quelques kilomètres seulement de la ville. Ce qui est chouette, c’est que même sans voiture, il est possible d’aller randonner, ou au moins de partir en balade pour plusieurs heures si on le souhaite. Plusieurs grands forts ont été édifiés au fil des siècles pour assurer la défense de la vallée, et s’y rendre est l’occasion de découvrir les abords de la ville, en gravissant quelques pentes qui feront la joie de vos cuisses !  

La vue depuis le Fort de la Bastille

Le grand classique, c’est bien sûr le Fort de la Bastille. Les tricheurs monteront avec le téléphérique (les fameuses bulles de Grenoble) ; et à l’inverse, vous n’êtes pas un vrai grenoblois tant que vous ne montez pas la Bastille en courant ! Entre les deux, il y a les gens comme vous (peut-être) et moi, qui apprécieront d’y monter le dimanche, en prenant leur temps et en s’arrêtant photographier les jolies vues qui s’offrent à vous à chaque palier. De la Bastille, qui trône à 474m d’altitude, on peut continuer la promenade vers les grottes dites « de Mandrin » et le Mont Jalla (635m), encore un peu plus haut. D’autres chemins de randonnée y démarrent également et permettent de s’enfoncer un peu plus loin dans le massif de la Chartreuse.

Côté Vercors, à l’ouest, on peut citer le Fort de Comboire. Là aussi, belle randonnée de quelques heures accessibles avec les transports en commun (arrêt Pré Nouvel du bus 19 ou 21). Il est possible de faire une boucle et donc de revenir au départ. Ce parcours a été un véritable coup de cœur, on est parfois à flanc de falaise, puis quelques centaines de mètres après dans une sorte de prairie, puis on arrive au fort bien caché et à un belvédère offrant une large vue sur la ville et sur les monts du Vercors avec leur couleur bleuté vers le sud. Quelques ruines ponctuent le chemin, ce qui me ravit évidemment !! À voir aussi les Forts de Montavie (pour ceux qui aiment les ambiances creepy) ou encore du Saint-Eynard, plus en altitude (1325m !) 

4.   Le street art

Chaque année depuis 2015, Grenoble devient le théâtre d’un grand festival de street art. Il est organisé par l’association Spacejunk avec de nombreux partenaires publics et privés. L’objectif est de réaliser des « œuvres artistiques visibles de toutes et tous » et favoriser la « rencontre entre des artistes et le public ». Chaque nouvelle édition permet à de grandes façades aveugles dans la ville de se parer de couleurs et ainsi devenir de gigantesques œuvres d’art accessibles à tous. Mais il y a aussi beaucoup d’événements connexes, pour ceux qui souhaitent explorer toutes les facettes du street art (visites commentées, projections de films, ateliers avec les écoles, etc.). 

Puisque cela fait cinq ans, il est de plus en plus fréquent de tomber, au détour d’une rue, sur une de ces fresques. Certains quartiers sont plus dotés que d’autres (Berriat-Saint Bruno, le campus, la Villeneuve par exemple, Championnet plus récemment), mais on en trouve globalement partout. C’est vraiment une des choses que j’adore et que je retiendrai de la ville. Ces grandes images viennent colorer les murs plutôt gris des immeubles grenoblois, elles nous donnent l’occasion de lever un peu la tête de nos téléphones et de nos soucis quotidiens pour se laisser envahir par la beauté, ne serait-ce que quelques secondes.  

Je vous parlais du marché de l’Estacade, notez qu’une série de fresques sur le thème du train, avec de très beaux paysages et personnages sont représentés le long du pont et certaines oeuvres sont encore en cours. Je passais régulièrement sur la piste cyclable qui longe cette zone et chaque soir, j’avais le plaisir de voir les dessins prendre davantage forme ! A noter aussi la venue, en 2019, de Shepard Fairey, connu pour ses célèbres affiches de campagne Obey et son portrait de Barack Obama, qui a laissé quelques petits signes de son passage dans la ville et en particulier une immense fresque symbolisant la paix sur la façade du restaurant universitaire de Chavant !

Une fresque peinte cet automne, près du marché de l’Estacade.
5.   Les bonnes adresses !

Pour finir, je dois dire qu’à Grenoble, on mange et on boit bien ! Il y a donc toute une série de bonnes adresses qui vont me manquer, et je sens que le choix sera difficile quand je reviendrai passer quelques jours en Isère ! Vous pourrez en tous cas vous y arrêter lors de votre prochain passage dans la capitale des Alpes… Vous m’en donnerez des nouvelles !

J’ai pris goût aux brunchs, surtout que les adresses alléchantes ne manquent pas sur ce sujet ! Aller-retour express en Nouvelle Zélande avec le Kai-Iwi Café (rue des Clercs)… composez votre brunch avec un choix d’assiettes sucrées ou salées. Mon coup de cœur : les pancakes bacon et sirop d’érables (photo de gauche ci-dessous) ! L’ambiance du café est très agréable et le personnel toujours souriant. Brunch très copieux au Magic Candy Bar sur le cours Jean Jaurès, où l’on peut choisir différents menus mais qui se terminent tous par un buffet à volonté de desserts… Très bon rapport qualité/prix si vous avez un gros appétit. J’adorais aussi Le Point Bar, rue Voltaire (photo de droite ci-dessous). Au menu, une proposition sucrée, une proposition salée ou le combo ! Une partie de la carte change chaque mois, ce qui donne une bonne occasion d’y retourner régulièrement. Si on ne trouve pas de place dans ces trois « spots » prisés le dimanche matin (réservation plus que conseillée, sauf au Kai-Iwi qui ne les prend pas), mon joker est Pain & Cie (rue Lafayette) : choix traditionnels pour le brunch, beaucoup de place surtout en été avec la terrasse, une valeur sûre !

Côté café, j’ai découvert quelques mois avant de partir le Hono Coffee House, sur le cours Berriat. Une ambiance chaleureuse, un endroit où l’on se sent bien pour un petit café rapide ou une après-midi de télétravail hors de la maison, avec des cappuccinos et des pâtisseries à tomber par terre… mention spéciale pour le cinnamon roll tiède avec son glaçage !! Je ne peux pas oublier dans cette liste la Tarteline, dans la Grande rue, avec sa vitrine de tartes qui fait saliver les passants (on peut aussi y déjeuner d’ailleurs, et leur salade de ravioles est extra !). Enfin, un autre point de chute pour le goûter, si vous n’êtes pas trop café, c’est le Jardin du Thé (rue Millet)… j’ai de bons souvenirs de dimanche pluvieux à se réfugier dans leur petite salle ! On y trouve de bons gâteaux et bien sûr un grand choix de thé, que vous pouvez également acheter dans la boutique à côté. Pour terminer, comme je sais qu’il y a parmi vous de grands et grandes passionné.e.s d’Italie, je me dois de mentionner les foccacias de Pizzica, sur la place Championnet et, bien sûr, la Toscana, pizzeria située sur les quais Saint Laurent : la pizzaiola Cecilia s’est formée à Naples sous l’égide de l’Associazione Verace Pizza Napoletana, chez le maître pizzaiolo Attilio Bachetti (qui tient la pizzeria Da Attilio sur la via Pignasecca, pour celles et ceux qui connaissent !). Faites-moi confiance, on sent la différence !

Retrouver ces bonnes adresses sur mon petit guide instagram !!

3 commentaires sur « 5 choses qui me manqueront de Grenoble »

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