Neuchâtel, une perle au bord du lac

J’adore prendre le train en Suisse … on a l’impression de prendre un métro qui dessert une série de villages perdus au milieu des champs. J’ai grandi près de la frontière et pourtant, je connais très peu ce pays… depuis quelques années, j’ai décidé d’y remédier en organisant de petites escapades lorsque je passe un peu de temps dans ma famille. Mon premier arrêt a été Neuchâtel, une ville d’art et de culture au bord d’un sublime lac, suivez-moi !

Attention ma carte ne rend pas bien compte du dénivelé, mais il faut s’imaginer que les points 1, 2, 3, 4, 9 et 11 sont plus hauts que les autres.

J’ai pris le train en gare de la Chaux-de-Fonds pour arriver aux alentours de huit heures et demi à Neuchâtel. Il faut descendre ensuite l’avenue de la gare pour se rapprocher du centre historique. Mon premier objectif était de rejoindre l’office de tourisme, pour essayer de dénicher une carte… J’ai pour ma part quitté l’avenue et bifurqué vers la droite, par des escaliers se faufilant entre de grandes bâtisses, jusqu’à rejoindre l’Hôtel du Peyrou (11), riche demeure du 18e siècle qui abrite désormais un restaurant gastronomique. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques photographies du jardin, où flânaient quelques habitants.

L’Hôtel du Peyrou, restaurant gastronomique

L’office de tourisme se situe au rez-de-chaussée de l’imposant bâtiment de la Poste (10), construit en pierres jaunes caractéristiques de la région neuchâteloise. Belle surprise, un promontoire m’a accueillie avec des cartes gratuites, en libre service, dans de nombreuses langues. Il était neuf heures pétantes et il était temps que je décide de mon programme de la journée !

Une promenade au bord du lac

Pour y être passée à plusieurs moments de la journée, la promenade est beaucoup plus agréable le matin, car il y a plus de monde l’après-midi. Le Quai Osterwald relie la marina à l’Esplanade du Mont-Blanc (8), et on peut y marcher en se laissant bercer par les ondulations du lac, et en laissant son esprit vagabonder en perdant son regard à l’horizon. Vous trouverez plusieurs oeuvres d’art en chemin … un banc sur-dimensionné pour vous faire sentir tous petits, ou encore deux sculptures de l’artiste chinois Tan Chen qui rappellent le passé Belle-Époque de la ville. Arrivés à l’esplanade, c’est même une oeuvre de Victor Vasarely qui vous accueille !

Les sculptures de Tan Chen, au bord du lac

J’ai été surpris par ce côté ville d’art, un peu ludique, de Neuchâtel, que je ne m’attendais pas à trouver. Dans le centre historique, vous trouverez également de nombreuses fresques de street art, qui ensemble composent un grand jeu de pistes pour découvrir la ville en famille.

Visiter un musée ? L’embarras du choix !

Neuchâtel compte plusieurs musées : le Musée d’Histoire Naturelle, le Musée d’Art et d’Histoire, le Laténium (Musée archéologique) et enfin le Musée d’Ethnographie (1). Il y en a donc pour des goûts variés ! Mon choix s’est porté sur le dernier et coup de chance, on était mercredi et le mercredi, il est gratuit ! On y arrive au terme d’une marche, en montée (désolée!), d’environ 20 minutes depuis l’Esplanade. Le musée est une belle maison dans son écrin de verdure. A l’intérieur, la scénographie vous plongera dans différentes ambiances qui mettent en valeur les objets exposés et vous donnera l’impression, pendant une heure ou deux, de faire le tour du globe et de remonter le temps. Coup de coeur absolu pour la salle des cadeaux diplomatiques (offerts à la Suisse par différents Etats) et pour l’exposition relatant l’expédition de l’ethnologue Jean Gabus dans le grand Nord canadien : des objets recueillis mais également des lettres qu’il a rédigé à son épouse et des enregistrements réveilleront votre âme d’explorateur ou d’exploratrice.

Souvenirs du musée d’ethnographie
L’après-midi dans la vieille ville

A midi, j’ai déjeuné sur la Place des Halles (6). Toute en longueur, elle accueille dans sa partie sud un grand marché trois jours par semaine (je l’ai découvert trop tard !) et se termine au nord par plusieurs restaurants et leurs imposantes terrasses. J’ai déjeuné pour un prix raisonnable au Café des Halles, qu’on m’avait recommandé, et je le recommande à mon tour ! Si vous commandez une boisson, préparez-vous à ce qu’on vous demande quelle taille … en décilitre !! Oui, ok, la conversion est facile, il suffit d’enlever un zéro (33 cl = 3,3 dl), mais quand on est pris au dépourvu (comme moi), je vous assure que c’est beaucoup moins évident ! lol.

Après le repas, il est agréable de se laisser guider au gré des ruelles du centre-ville. La rue du Seyon (7) est la principale artère commerciale, avec ses grandes enseignes, et ses chocolateries Wodey-Suchard et Walder, des institutions ! La vieille ville abrite quelques jolies monuments, comme la Tour de Diesse (4), qui accueille une galerie d’art à entrée libre, ou encore la Fontaine du Banneret (5), juste à côté, qui est l’une des plus anciennes de Neuchâtel, restaurée en 2015. En continuant mon chemin par la ruelle, en montée, qui contourne la Tour, j’ai rejoint la Collégiale et le Château de Neuchatel, qui surplombent la ville et offre un joli panorama.

La Place des Halles et la cour du Château

La Collégiale (2) est une église réformée (protestante), dont les parties plus anciennes datent du 12e siècle. Un plan en relief, placé en extérieur, rend compte des différentes évolutions de ce lieu de culte et on comprend alors que l’édifice que l’on a sous les yeux est un véritable patchwork de différentes époques, malgré son apparente harmonie. Des travaux de restauration ont débuté en 2009 et comme souvent pour ce genre d’édifices, cela demande plusieurs décennies de travaux – en 2019 donc, une petite partie seulement était ouverte au public. Le peu que j’ai vu m’a déjà ravi car j’aime les églises plutôt sobres. On retrouve les pierres jaunes caractéristiques du reste de la ville, et le cloître est un véritable petit havre de paix.

A deux pas de là, se dresse le château de Neuchâtel (3). Il accueille actuellement des fonctions administratives de l’Etat suisse et du Canton de Neuchâtel, mais on peut accéder à la cour principale, avec ses surprenants volets bariolés. Il existe également des visites guidées, l’après-midi, pour 5 francs suisses par personne. Comme la Collégiale, l’origine du château remonte vraisemblablement au 12e siècle. Il a été remanié de nombreuses fois au fil des siècles et de ses occupants. Il faut savoir que Neuchâtel a été victime d’un terrible incendie en 1450, ce qui limite le nombre de monuments qui sont parvenus jusqu’à nos jours dans leur version originale !

Pour finir … prendre un peu de hauteur ?

Je devais reprendre un train dans l’après-midi, mais il reste de nombreuses choses à découvrir à Neuchâtel. J’ai tout de même prolongé ma promenade du centre-ville en prenant le funiculaire à la station Ecluse pour rejoindre le Belvédère du Plan. En sortant de la station, il faut emprunter un petit chemin (indiqué, face à vous) qui vous emporte encore un peu plus haut, dans la forêt. Au pied du grand drapeau suisse, j’ai pris un petit moment pour respirer et admirer la vue sur le lac et sur le paysage lointain.

La vue depuis le Belvédère du Plan

Avec plus de temps, je serais peut-être allée voir le Jardin Botanique, qui n’est pas très loin de la station du Plan : Google Maps dit 10 minutes, mais ça doit être un peu en pente, comptez donc un peu plus. Ou alors, en redescendant dans la ville, j’aurais fait avec plaisir le tour du lac de Neuchâtel en bateau. Différents trajets sont proposés, le plus court dure une heure vingt environ. Je suis pour ma part seulement redescendue par le funiculaire puis à pied à travers la vieille ville, pour terminer par un petit tour dans le port, avec ses cabanes de pêcheurs colorées et une lumière différente du matin qui se posait sur le lac.

Le port de Neuchâtel

Si vous prolongez la promenade au bord du lac en direction du nord-est, vous arriverez devant une église plutôt insolite, car elle est rouge ! Il s’agit de la Basilique Notre-Dame-de-l’Assomption (14). Elle a été construite par l’architecte-ingénieur Guillaume Ritter entre 1897 et 1906 (ça va plus vite qu’au Moyen-âge !!) dans un style néo-gothique.

J’ai repris le train peu après 16h, armée d’un bretzel et d’une bouteille de Schorle (jus de pommes pétillant – à tester en Suisse !) achetés en gare. Avec l’envie, bien sûr, de revenir au plus vite explorer de nouveaux coins de Suisse 😉 d’ailleurs, si vous avez des idées pour la prochaine excursion au pays du Gruyère, je suis toute ouïe !!

Notre-Dame-de-l’Assomption, aussi appelée « église rouge »

Vous connaissiez Neuchâtel ?
Des suggestions d’autres balades en Suisse ?

2 commentaires sur « Neuchâtel, une perle au bord du lac »

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